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Le travail du bois...

 
         
Un savoir-faire ancestral

Un gisement économique

Un travail riche et varié

L'univers de l'huile d'argan


Cosmétiques naturels


 

Histoire

C'est au XIIIe siècle, avec la dynastie des Mérinides (XIIIe -XVe siècle) que le travail du bois atteint son apogée. Comme en témoigne encore la ville de Fès avec ses magnifiques et fastueuses demeures, cette dynastie a fait abondamment appel aux stucs, aux zelliges et au bois pour créer une décoration raffinée. On retrouve encore des vestiges du travail des Mérinides, qui ont sculpté et rehaussé de peinture le bois recouvrant les parties hautes des murs d'édifices tels que les mosquées (mosquée Karaouiyne) ou encore les médersas.

Aujourd'hui, les artisans travaillent toujours des bois nobles et odorants comme le cèdre, qui permet à plusieurs scieries de vivre dans la région d'Azrou, ou encore la racine de thuya fournie par les forêts du Moyen-Atlas. Dans les souks, des tourneurs sur bois réalisent devant les yeux des passants des manches de brochettes, des pieds de table ou encore de flacons de khôl.

 

Des spécificités régionales marquées

Le travail du bois est omniprésent à travers le Royaume mais il existe tout de même des spécificités régionales. Fès, Tétouan, Salé et Meknès sont des villes renommées pour la peinture sur bois appelée ”Zouak” et pour la moucharabieh. Un travail d'une grande précision où des pièces de bois tournées sont assemblées pour former des ensembles géométriques d'une grande finesse. Outre la peinture et la sculpture, la marqueterie et les incrustations sur bois de différentes essences (citronnier, chêne, bois exotique et parfois de nacre) sont également des spécialités marocaines. Elles ont fait la réputation de la ville d'Essaouira et les objets issus de ce travail sont toujours très prisés par les touristes.

Problèmes soulevés

Aujourd'hui, le travail du bois soulève quelques problèmes. Le thuya fournit l'essentiel du bois d'œuvre travaillé par les ébénistes. Or, c'est un matériau non renouvelable et les ressources locales sont en voie d'épuisement. À cela s'ajoute une utilisation anarchique par les artisans qui taillent de petites pièces dans une masse importante de bois, gaspillant ainsi une partie considérable de la matière première.

 
         
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